L'ABEILLE & SA COLONIE
Les premiers pas en apiculture
Cet article a été rédigé et est édité avec l'aimable autorisation
de son rédacteur M. Philippe Gowthorpe, apiculteur dans les Yvelines.
Il a fait l'objet d'une édition papier dans le cadre des activités pédagogiques du SIARP.

Biologie générale de l’Abeille
L’approche de la biologie de l’abeille constitue la base de l’apiculture.
La connaissance du mode de vie de l’abeille, de son organisation sociale et de ses différents comportements est essentielle à la conduite d’un rucher, bien avant de chercher à acquérir les techniques apicoles. Il ne s’agit donc pas ici d’un résumé de ces techniques mais d’un préalable initiatique.
La colonie d’abeilles
Les abeilles sont des insectes sociaux qui forment des colonies permanentes, constituant ainsi un «super organisme» soudé par des relations complexes de travail entre frères, sœurs et mère. A priori, la vie de la colonie est infinie alors que la vie de l’individu est éphémère.
Une multitude d’individus
- Les ouvrières: 95% de la colonie, soit 30 000 à 60 000 individus, toutes non fécondes ; la répartition du travail est réalisée en fonction de l’âge.
- Les mâles: ou faux-bourdons, de quelques unités à quelques milliers ; leur rôle est essentiellement lié à la reproduction.
- La reine: C’est la seule femelle fertile ; elle sécrète des substances odorantes (phéromones) qui assurent la cohésion de la colonie ; elle est la mère de tous les membres de la colonie, et influence donc directement les performances de cette dernière.

Les lieux de vie
A l’état sauvage, la colonie peut s’établir à l’air libre ou plus souvent, dans des cavités naturelles.
L’Homme s’est intéressé très tôt à l’abeille en lui offrant troncs creux, paniers tressés, poteries et, plus récemment des ruches à cadres.
A l’intérieur de l’abri, l’abeille construit des rayons verticaux et sensiblement parallèles, formés sur les deux faces d’une juxtaposition de cellules hexagonales. Ces cellules (au nombre de 650 à 800/ dm²) sont construites en cire que fournissent les ouvrières (plaques cirières sous l’abdomen), et sont à de rares exceptions rigoureusement identiques.
Les cellules destinées aux mâles sont plus vastes, et les cellules destinées aux futures reines sont considérablement allongées jusqu’à ressembler à des morilles orientées vers le bas.
L’utilisation de ces cellules par les abeilles est conditionnée par la position qu’elles occupent au sein de la ruche: schématiquement, les réserves de miel sont placées en rive (sur les côtés du nid), puis vient le pollen et enfin le couvain au centre.
Cette organisation ne doit pas être perturbée, notamment en période fraîche.

Un œuf identique, trois castes différentes :
Les étapes du développement :
- L’œuf: petit bâtonnet de 1,5mm de long accroché au fond de la cellule, il incube 3 jours.
- La larve: « asticot » à croissance phénoménale : en 5 jours, le poids de l’œuf est multiplié par 900 pour une ouvrière, et par 1700 pour une reine !
- La nymphe: de nouvelles transformations apparaissent pour se rapprocher rapidement de la forme définitive.
- L’adulte: le développement perdure encore quelques jours (durcissement des téguments).
Durée du développement
Nombre de jours de développement des abeilles:
| Stade | Reine | Ouvrière | Mâle |
| Oeuf | 3 | 3 | 3 |
| Larve | 6 | 6 | 7 |
| Nymphe | 7 | 12 | 14 |
| Total | 16 | 21 | 24 |
La parthénogénèse
Ce phénomène permet le développement d’un ovule sans fécondations…
Chez l’abeille, un ovule fécondé par un spermatozoïde donnera naissance à un mâle ; ceci est d’importance capitale en apiculture.
Le déterminisme des castes
Chez l’abeille, la différence entre mâle et femelle tient donc à l’existence de la parthénogénèse.
La différence entre ouvrière et reine est plus subtile car dans les deux cas, l’origine est un ovule fécondé (véritable œuf) et donc, génétiquement parlant, il n’y a aucune différence.
En fait, seule la qualité et la quantité de nourriture octroyée à la jeune larve permettra de donner le jour à une reine.

Le cycle biologique de l’abeille
La colonie présente au cours de l’année une succession d’états de développement liée à l’alternance des saisons.
L’espérance de vie
Ouvrières: de 5 à 6 semaines au printemps et début d’été à 6/8 mois pour des individus naissant à l’automne (l’augmentation de la longévité des ouvrières correspond à une diminution de l’étendue du couvain qui va jusqu’à disparaître en hiver).
Mâles: quelques semaines à quelques mois ; en général ils sont éliminés à l’entrée de l’hiver.
Reine: 4/5 ans mais en pratique elle est renouvelée tous les deux ans dans un souci de meilleure production de miel et pour conserver des colonies fortes.
Les quatre phases principales
Le découpage en phases successives doit tenir compte de l’environnement local et des paramètres climatologiques ; ces phases sont donc fournies à titre indicatif.
|
Hiver Nov/Fév. |
Printemps Mars /avril |
Printemps Mai/juin |
Eté Fin juin / début Aout |
Fin d'Eté / Automne Aout / Octobre |
|
| Floraison | 0 | 0 à + | +++ | ++ | + |
| Pollen | 0 | ++ | +++ | ++ | + à 0 |
| Activité |
0 sauf vol de propreté |
+ réduite aux périodes ensoleillées |
+++ intense (essaimage) |
++ intense |
+ |
| Nourriture | réserves | réserves et nectar | nectar | nectar | nectar puis réserves |
| Ponte | 0 | en hausse progressive |
en hausse et effet de seuil |
en baisse progressive | en baisse jusqu'à la fin de ponte, 0 |
| Poids de la ruche |
en baisse consommation des réserves de miel |
en baisse mais s'équilibre avec le poids des entrées de nectar | en forte hausse (première miellée) et stagne progressivement |
en forte hausse (seconde miellée) |
Stagnation et arrêt du stockage par arrêt des miellées expl.: 40 kgs |
Régulation thermique
L’abeille n’est pas un animal homéotherme, sa température corporelle suit celle de l’environnement (la température « individuelle » de 8°C est létale) mais la température de le ruche est de l’ordre de 34/35°C en été.
Pour se réchauffer durant les périodes de froid, l’abeille contracte ses muscles de vol, sans bouger les ailes. En outre, la colonie se regroupe en grappe, limitant les déperditions de chaleur ; les abeilles situées en périphérie rejoignent périodiquement le centre de la grappe.
Pour lutter contre une élévation de température, les abeilles ventilent et vaporisent de l’eau.
Reproduction et sexualité
La reproduction est assurée par la ponte de la reine mais la multiplication des colonies est assurée par l’essaimage (naturel ou artificiel).
Lors de l’essaimage, la reine –accompagnée de la moitié de la colonie- part à la recherche d’un nouvel emplacement; la colonie a préalablement prévu ce départ en édifiant des cellules royales dont l’une d’elles donnera naissance à la future nouvelle reine.
La jeune reine devra quitter la ruche dans les deux semaines suivant sa naissance, le temps du vol nuptial, puis revenir à la ruche pour y demeurer définitivement (sauf nouvel essaimage) jusqu'à sa mort.
Lors du vol nuptial, 10 à 15 mâles s’accouplent avec la reine; cette dernière stocke les spermatozoïdes pour le reste de sa vie dans sa spermathèque.
Coordination des activités
La coordination repose sur la diffusion et l’échange d’informations entre les individus; les messages sont quasi essentiellement chimiques (phéromones), mais aussi tactiles et comportementaux (danse).
Les phéromones sont extrêmement nombreuses.
Celles de la reine revêtent un caractère particulier puisqu’elles inhibent la construction de cellules royales et le développement ovarien des ouvrières, stimule l’élevage du couvain, la construction des rayons, le stockage des réserves…
Celles du couvain permettent à l’ouvrière de reconnaitre le stade de développement des larves et de lui apporter les soins adéquats.
Les phéromones émises par la glande de Nasanov (située à l’extrémité de l’abdomen des ouvrières) permettent aux abeilles de battre le rappel et de se regrouper.
Chaque colonie possède son odeur propre et chaque abeille peut être identifiée par ses sœurs ; cette odeur circule, au sein de la colonie par trophallaxie.
Trophallaxie: Transferts "buccaux" réguliers des liquides sucrés entre les abeilles.

Le butinage
Facteurs de déclenchement
La prospection se fait plus ou moins au hasard mais aussi guidée par des signaux visuels (couleurs, formes) et chimiques (odeurs).
Après découverte d’une source de nectar et/ou de pollen, la qualité, la quantité et différents paramètres de cette source sont mémorisés et transmis à d’autres butineuses après le retour à la ruche.
Distance / Orientation
Selon la richesse de la zone et les conditions de « miellée » ; le butinage intéresse un rayon de quelques mètres à 2 ou 3 kilomètres (parfois plus). Le rendement diminue évidemment en relation avec l’augmentation de la distance à parcourir.
La position de la ruche est repérée par l’abeille grâce à la position du soleil dans le ciel (lumière polarisée décelable par temps couvert).
La danse des abeilles
Cette danse fournie aux membres de la colonie des informations sur la distance et la direction des sources de nourriture.
Si la source est proche, la danse s’effectue en rond,
Au-delà de 100 mètres, la danse s’effectue en « 8 ».
L’information de direction est donnée par l’angle que forme la partie rectiligne de la danse avec la verticale: cet angle est identique à celui observé, à la sortie de la ruche, entre la position du soleil et celle de la source. L’information de distance est fournie par le frétillement de l’abdomen : plus le rythme est lent, plus la distance est grande.

Le matériel
Ruches et ruchettes
Les ruches actuelles dont des « caisses » généralement en bois dont les principaux modèles diffèrent par leurs dimensions.
Voici quelques modèles:
- La ruche Dadant
- La Voirnot
- La Langstroth
Les ruches de paille, les troncs évidés ou les poteries ne sont plus employés en apiculture moderne.
Quelque soit le type de ruche choisi au départ, il faut s’y tenir par souci d’homogénéité dans le matériel.

Description d’une ruche
Le fond –ou plancher-, généralement grillagé, ménage un passage sur l’avant de la ruche (« trou d’envol »).
Le corps contient 10 à 12 cadres (5 à 6 pour les ruchettes) qui servent à l’élevage du couvain et au stockage des réserves hivernales.
Les hausses, généralement moitié moins haute (Dadant) que le corps, contiennent les cadres où sont stockées les réserves excédentaires prélevées par l’apiculteur. L’ensemble corps + hausse est fermé par un couvre cadres, lui-même protégé par un toit galvanisé.
Qualités requises pour une ruche
Solide mais pas trop lourde, constituée d’éléments standardisés et interchangeables, étanches et le plus imputrescible possible.
L’isolation est surtout nécessaire sur le dessus de la ruche, mais ce que craint par-dessus tout l’abeille, c’est l’humidité.
Les cadres
Les cadres sont dimensionnés au type de ruche choisi.
Afin d’économiser le travail des ouvrières et d’obtenir des cadres bâtis parfaitement parallèles, l’apiculteur pose avec soin une feuille de cire gaufrée (généralement 800 cellules/dm²) sur chacun d’entre-deux, après avoir tendu entre les lattes un fil de fer étamé.
Equipement de base
Au rucher
Vêtement de protection, enfumoir, lève-cadres, brosse.
A la miellerie
Bac à désoperculer, extracteur, maturateur.
Le matériel vivant : les abeilles
Acquisition
Dans la mesure du possible, il est préférable d’acquérir les futures pensionnaires chez un autre apiculteur de confiance, connaissant l’origine et l’état sanitaire de ses abeilles ainsi que l’âge de la reine, si possible marquée. L’essaim naturel, dit « essaim de pompier » reste aléatoire.
Le débutant est vite dépassé par les évènements mais l’acquisition d’une seule colonie n’offrira aucune valeur comparatrice et interdira un éventuel « rééquilibrage » (trop ou pas assez d’abeilles, trop ou pas assez de réserves,…)
L’idéal est de débuter avec 3 colonies.
Essaim d'abeilles

Transport
Le déplacement d’une ruche est possible si la distance est supérieure à 3 kilomètres, faute de quoi les abeilles retourneraient à l’ancien emplacement.
Pour ce faire, le trou de vol est obturé à la tombée de la nuit ou tôt le matin, lorsque toutes les butineuses sont rentrées.
Si la distance est faible, la ruche doit être soit conservée obturée au frais (cave) pendant 3 jours ; il est également possible d’endormir les abeilles au nitrate d’ammonium, en se réveillant elles auront oublié les anciens paramètres d’orientation, mais cette méthode est risquée pour la colonie et pour l'apiculteur, et à ne pratiquer qu'après l'avoir apprise avec un apiculteur confirmé.
Installation du rucher
Prescriptions légales
L’installation d’un rucher (même d’une seule ruche) est soumise aux prescriptions du code rural. Référez-vous à notre article sur l'implantation d'un rucher dans l'onglet "réglementations".
Choix de l’emplacement
Même si les prescriptions légales sont respectées, il est important de ne pas incommoder le voisinage et de choisir un endroit discret.
L’accès en voiture doit être aisé.
Si la transhumance n’est pas envisagée, l’environnement doit offrir une diversité importante de « miellées » potentielles, ce qui écarte d’emblée les zones de grandes cultures exclusives trop éloignées d’une forêt et/ou friches et/ou haies importantes… Ces zones sont impropres à fournir des ressources suffisantes tout au long de la saison de butinage.
En absence de point d’eau naturel, prévoir un abreuvoir.
Les ruches sont posées sur des supports, orientées dans la mesure du possible au sud ou à l’est, protégées des vents dominants et positionnées de manière à ce que l’accès soit facile sans avoir à couper les axes de vol.
Botanique, écologie et apiculture
La flore fournie nectar, pollen, propolis et –indirectement- du miellat.
Une connaissance minimale de la flore locale et des dates de floraison est vivement souhaitable.
Productions végétales utiles aux abeilles
Le nectar
Les fleurs sécrètent au niveau des nectaires un liquide sucré (saccharose, glucose, fructose…) contenant de nombreuses substances (acides aminés, acides organiques, vitamines, lipides, substances aromatiques, minéraux,…) donnant au futur miel sa personnalité.
De nombreux paramètres conditionnent la production nectarifère ; ces paramètres sont liés à la qualité du sol, à l’altitude, à la plante elle-même et aux conditions climatiques (humidité relative, température, ensoleillement, …)
En outre, selon l’espèce végétale considérée, la production nectarifère varie au cours de la journée, selon l'ensoleillement, l'humidité etc.
Le pollen
Le rôle du pollen est d’assurer la reproduction sexuée des spermatophytes (plantes à fleurs).
Il entre également dans le régime alimentaire de nos abeilles (indispensable au couvain) qui l’humectent avant de la stocker dans les « corbeilles » des pattes postérieures (pelotes) pour en assurer le transfert vers la ruche (la récolte annuelle peu atteindre 3 à 6 kg).
L’activité et le corps velu de l’abeille font que la récolte assure également le déplacement au hasard de grains de pollen vers un pistil plus ou moins éloigné, c’est ainsi que se trouve fécondé bon nombre d’espèces végétales et que la diversité génétique des plantes est assurée.
Butineuse avec ses "corbeilles" à pollens pleines

La propolis
Il s’agit de diverses résines, récoltées notamment au niveau des bourgeons, auxquelles l’abeille mélange cire et pollen.
L’ensemble constitue un mastic, malléable à chaud mais durcissant à froid, utilisé pour étanchéifié la ruche, réduire l’entrée,…
Le miellat
Certains insectes « piqueurs-suceurs » (pucerons, cochenilles,…) ont la possibilité de prélever directement de la sève élaborée à l’intérieur des végétaux.
La sève élaborée est riche en sucres mais pauvre en acides aminés pourtant indispensables en grosse quantité à ces insectes; ces derniers doivent donc ingurgiter un volume important de sève pour y trouver leur compte… Les sucres se trouvent alors en excès et, après transformation, se trouvent expulsés par l’insecte: c’est le miellat que récolte alors l’abeille pour donner un miel particulier (miel de sapin, par exemple).
Valeur apicole d’une plante
Cette valeur est objectivement difficile à déterminer tant les paramètres à prendre en compte sont nombreux.
D’une manière générale, les plantes mellifères les plus intéressantes sont évidemment celles qui produisent du nectar en grande quantité et régulièrement, qui fleurissent longtemps et en vastes peuplements (attention, ce qui est valable sur le plan quantitatif ne le sera pas obligatoirement sur le plan quantitatif : 1kg de miel d’acacia, de tilleul ou de lavande est souvent préférable à plusieurs kg de miel de colza… tout ceci est purement subjectif, chacun donnant priorité à ses goûts !).
Chaque apiculteur, par ses observations répétées, arrive à hiérarchiser les essences végétales de son secteur et à établir un calendrier de floraison ainsi qu’à identifier les principales périodes de miellée.
Pollinisation
Généralités
La pollinisation est un phénomène essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes et dans la conservation de la diversité biologique.
En effet, dans la majorité des cas, la pollinisation croisée (allogamie) est indispensable, constituant une protection contre la consanguinité.
Les vecteurs de pollen sont nombreux (vent, mammifères, oiseaux,...) mais ce sont les insectes, notamment les hyménoptères qui jouent le rôle le plus important en raison de la formation de colonies populeuses et permanentes, ce sont les abeilles qui arrivent en première ligne.
La rencontre du grain de pollen et du stigmate n’est pas fortuite lors de la visite d’une fleur par un insecte pollinisateur.
Un jeu d’adaptations diverses favorise une prise de bénéfice mutuel.
Avantages de la pollinisation entomophile
La pollinisation croisée évite la consanguinité.
La pollinisation entomophile est suivie d’une meilleure « mise à fruits » et d’une production plus importante de graines ; les fruits obtenus sont en outre de meilleure qualité.
Sans insectes, le seuil de rentabilité de nombreuses cultures ne serait pas atteint (fruitiers, pois, haricots, colza, tournesol, luzerne, trèfle, …).
La pollinisation est en fait le premier produit de la ruche… Dés lors, les querelles actuelles entre apiculteurs et agriculteurs n'ont aucun fondements logiques, car le combat des uns devient à terme le combat pour tous…
Dans ce cadre, afin d’améliorer le rendement des cultures –tant sur le plan quantitatif que qualitatif – certains agriculteur pratiquent la « fécondation dirigée », en serre ou en plein champs (location de ruches).
Apiculture et protection de la nature
Les insectes assurent près de 75 à 80% de la pollinisation des plantes à fleurs alors que les insectes –notamment pollinisateurs- voient leur population décliner rapidement.
Ceci permet de craindre une « crise de pollinisation », une banalisation des écosystèmes et, bien entendu, une crise agricole (malheureusement) auto-entretenue par les techniques modernes et l’utilisation irraisonnée de molécules peu compatibles avec ce qui est convenu d’appeler le développement durable.
Et maintenant, bonne dégustation !
Philippe GOWTHORPE

